Notre histoire : générosité
Une aventure humaine et des souvenirs indélébiles depuis 1955
Découvrez la fabuleuse histoire de la maison familiale de vacances du Val d’Arc à Bramans.
Notre histoire : « Le Val d’Arc ».
Une histoire de générosité qui a commencé au début de l’année 1950, dans le quartier de La Croix Rousse à Lyon, par une idée folle d’un couple de lyonnais. Il faut savoir qu’à cette époque ce quartier est un village dans la ville, où tout le monde se connait et s’entraide.
Un contexte particulier de l’histoire
On est après-guerre, les familles sont nombreuses et comptabilisent souvent 4 à 6 enfants, voir plus ! Souvent de milieu plutôt modeste, elles ne partent pas en vacances. Et aucune structure ne propose un hébergement en pension complète pouvant les accueillir à des tarifs accessibles. Alors tous ces enfants ne partent pas en vacances.
C’est la raison pour laquelle François et Suzanne Bellet avec leurs amis, Henri et Andrée Quay, recherchent des solutions d’accueil de vacances pour répondre à cette carence. Si bien qu’ils décident de trouver un lieu qui puissent accueillir ces familles pendant les congés d’été.
A ce moment ils deviennent les fondateurs de l’Association Familiale de Vacances du Gros Caillou.
La générosité de tout un quartier lyonnais
Au départ ils ne disposent pas de budget, ils sont de milieu modeste. Alors ils demandent de l’aide à leurs familles respectives pour l’achat des gros mobiliers (matelas, lits,..). Puis ils font le tour des familles de leur quartier dans le but d’obtenir des dons en vaisselle, ustensiles de cuisine, etc..
Suffisamment équipés, ils tentent l’expérience dans deux ou trois structures pendant quatre années. Ensuite ils économisent en vue d’acquérir une structure où s’installer durablement.
Notre naissance : le…
« Val d’Arc »
Après quatre étés dans diverses structures, ils choisissent de se fixer à Bramans. Ils investissent à un prix modique, dans l’ancien relais de poste de l’ère napoléonienne. Il semblerait même que Napoléon Bonaparte y ait dormi une nuit.
A ce moment-là, l’association devient propriétaire du bâtiment pour un prix très raisonnable. C’est un achat du cœur destiné à faire le bien autour d’eux.

Comme la rivière l’Arc coule de l’autre côté de la route il nomme le bâtiment le « Val d’Arc ».
Dans un premier temps la promotion se fera par le « bouche à oreille » auprès des familles lyonnaises.
D’après une légende urbaine, le Gros Caillou représente le supplice de Sisyphe qui fut imposé à un huissier cupide qui mit une famille de canuts sans le sous, à la rue.
Elle raconte que, comme Sisyphe, il fut condamné à hisser un rocher au plus haut d’une montagne. Ce dernier dévalait la dites montagne à peine le rocher déposait par Sisyphe. Il devait recommencer incessamment jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un de plus cupide que lui afin de lui laisser son fardeau.

Cette légende a inspiré les créateurs de l’association pour faire un pied de nez à la cupidité.
Mais plus sérieusement, il date de l’époque glacière et fut déterré en 1892 lors du percement de la ficelle reliant la Presqu’île à la Croix Rousse.
Très récemment un deuxième « Gros caillou » de la même période a été découvert à Lyon. En savoir plus
Val d’Arc je te veux !
Le succès est au rendez-vous et petit à petit la notoriété de l’Association Familiale de Vacances du Gros Caillou se propage. Grâce au » bouche à oreille » de nouvelles familles souhaitent venir passer leurs vacances dans ce lieu accueillant et convivial. Avec l’augmentation de fréquentation du VFV par ces familles, les ressources financières s’améliorent tout comme les équipements du bâtiment. Les vacanciers peuvent désormais bénéficier d’installations plus confortables et de commodités supplémentaires.
De cette façon, les enfants découvrent la montagne, jouent ensemble, et se créent des souvenirs inoubliables.
Quand on aime on ne compte pas
La maison principale achetée à l’origine ne suffit plus pour accueillir les familles de plus en plus nombreuses qui réservent.
Aussi très rapidement une petite maison dite « Le soleil » est louée à l’entrée de Bramans. C’était une petite maison tout en bois qui hébergeait 4 à 5 familles. Aujourd’hui cette maison existe toujours et appartient à une famille du Vernay.
Ensuite le Gros Caillou a acheté l’annexe située en face du bâtiment principal. Les 13 pièces qui la composaient furent aménagées en chambres. On y trouve également le bureau de la direction, la buanderie, et salle de repassage.
Les familles s’inscrivent dans notre histoire
Le Village Familial de Vacances « Val d’Arc » se transforme peu à peu en un lieu de vie pour les familles, avec des animations organisées pour les enfants et des soirées pour les adultes. Les générations se succèdent, les enfants grandissent et reviennent en famille avec leurs enfants.
Notre histoire de moments inoubliables
Cette générosité et entraide a permis à de nombreuses familles d’y vivre des moments inoubliables, et cela se poursuit encore aujourd’hui. En somme, le « Val d’Arc » est devenu un symbole de solidarité et de convivialité, et continue d’être un lieu de vacances pour les familles à travers les générations.
Car chacun vit sa journée comme il l’entend, l’on se retrouve autour des repas et tout le monde met LES PIEDS SOUS LA TABLE ! Pour les mères de familles nombreuses c’était l’occasion de VRAIES vacances comme elles n’avaient encore jamais vécues.
Quelle organisation ?
Aujourd’hui les vacanciers arrivent et profitent pleinement de leurs vacances. Mais à l’ouverture en 1955 et ceci jusqu’en 1990, pour maintenir une bonne organisation et une qualité de service, les familles accueillies participaient aux tâches quotidiennes.
A cette occasion un des adhérents ingénieux, avait fabriqué un tableau à manivelle : c’était le tableau des services. Les besognes y étaient affichées (nettoyage du couloir/ aider les enfants à manger/ faire la vaisselle/…) et sur un rouleau apparaissaient les numéros de chambres. Ensuite, tous les deux jours on tournait la manivelle et les tâches changeaient pour les familles. Elles s’effectuaient souvent en binôme.
Pour finir, le soir il y avait, avant le repas, l’heure de l’épluchage de légumes prévues pour la soupe du lendemain soir. C’était un moment de convivialité très sympathique souvent l’occasion de chants en chœur.
Cela a été ainsi jusqu’à l’achat du bâtiment dit « Le château » en 1990. Ensuite pour faire face à l’augmentation du nombre des familles du personnel fut engagé.
La solidarité et la convivialité ont été les valeurs clés qui ont fait et font la réussite et la longévité de notre village de vacances.
Actuellement, il subsiste la coutume de débarrasser ses assiette, verre et couverts sur la desserte réservée à cet effet. La plupart des vacanciers joue le jeu.
Restauration, une histoire en évolution
A l’ouverture, la cuisine était équipée de fourneaux à charbon, ceci jusqu’en 1978. Les cuisiniers venaient à 6 heures du matin pour les allumer dans le but d’obtenir la chaleur adéquate pour la préparation des repas. Le sol était en béton et le bac à plonge en céramique.
A cette époque, les enfants mangeaient au premier service à la salle de restauration (aujourd’hui Salon TV) qui leur était attribuée en compagnie de leur moniteur, et deux parents venaient en renfort pour aider les plus jeunes.
Puis les adolescents, pour leur plus grande joie, mangeaient au deuxième service dans la même salle.
La salle à manger des adultes était située dans l’actuel salle de jeux. Ils y mangeaient en même temps que les adolescents. Pendant ce temps, les enfants étaient pris en charge par leurs moniteurs.
A l’époque le Val d’Arc accueillait jusqu’à 100 personnes selon les périodes. Pour faire face à la demande, l’association avait fait l’acquisition du bâtiment voisin et la distribution des pièces a finalement évoluée.
La salle de restauration (ancien grenier) est vaste. Désormais tout le monde déjeune et dîne en même temps. Des tables sont destinées aux enfants et adolescents et les adultes mangent entre eux. Cela favorise les interactions rendues difficiles depuis l’avènement des réseaux sociaux.
Les repas servis sont préparés depuis toujours sur place par une équipe de cuisiniers professionnels. Ils sont appréciés pour leur qualité et leur diversité.
Les produits locaux et de saison sont privilégiés pour garantir la fraîcheur et la qualité des aliments. Parfois, lorsque la récolte est bonne, les légumes du potager sont servis à table (notamment les salades). Les moments de convivialité autour des repas sont toujours présents et renforcent les liens entre les vacanciers.
Notre histoire de cloches
Le premier son de cloche de la journée correspond à l’appel des jeunes au monitorat à 9 heures.
Le midi : la cloche est annonciatrice du déjeuner servi dans la salle de restauration.
Elle retentit à nouveau pour l’appel des jeunes au monitorat à 14 heures pour les activités de l’après-midi.
Le soir : La première cloche sonne à 19 heures pour l’apéritif. C’est un moment où tout le monde se raconte sa journée, ses activités et ses découvertes. Encore un beau moment d’échange.
Un des rares instants où vous devez sortir votre porte-monnaie.
La deuxième cloche annonce le repas à 20 heures.














